Nous sommes en octobre 2026 et la dernière vague de l’année arrive à son terme : les motos et scooters immatriculés entre le 1er janvier 2020 et le 31 décembre 2021 doivent passer au contrôle technique au plus tard 4 mois après leur date anniversaire de première immatriculation, et dans tous les cas avant le 31 décembre 2026. Circuler sans contrôle valide expose à une amende forfaitaire de 135 € (contravention de 4e classe). Certaines échéances de cette vague sont déjà dépassées.
Trouver sa ligne dans le calendrier
L’obligation, officialisée par un arrêté du 23 octobre 2023, s’applique par vagues, selon la date de première immatriculation :
| Première immatriculation | Entrée en vigueur du contrôle |
|---|---|
| Avant le 1er janvier 2017 | 2024 |
| Du 1er janvier 2017 au 31 décembre 2019 | 2025 |
| Du 1er janvier 2020 au 31 décembre 2021 | 2026 |
| À partir du 1er janvier 2022 | Entre 4 ans et demi et 5 ans après la 1re mise en circulation |
Une moto immatriculée à partir du 1er janvier 2022 n’est donc pas concernée cette année. Pour les deux premières lignes, l’échéance est déjà passée : si votre deux-roues y figure et que vous n’avez rien fait, vous circulez hors des clous.
Vague 2026 : calculer sa date limite
La règle tient en une phrase : date anniversaire de la première immatriculation + 4 mois, sans jamais dépasser le 31 décembre 2026. Le jour et le mois de la première immatriculation figurent sur la carte grise.
Deux exemples tirés de la recherche, qui se lisent différemment :
- Première immatriculation le 20 juin 2021 : le contrôle doit être fait avant le 20 octobre 2026. Cette échéance tombe le jour même où ces lignes sont écrites.
- Première mise en circulation le 1er mars 2020 : le contrôle doit intervenir entre le 1er mars et le 30 juin 2026. Cette fenêtre est close depuis plusieurs mois.
Dans le second cas, la source présente une fenêtre qui s’ouvre à la date anniversaire ; dans le premier, elle ne cite que la date butoir. Dans les deux situations, c’est la date butoir qui compte : refaites le calcul avec votre propre date de première immatriculation. Si le résultat tombe après le 31 décembre 2026, c’est le 31 décembre qui s’applique.
Ce que coûte l’oubli
Circuler avec une moto sans contrôle technique valide vaut une amende forfaitaire de 135 €. Elle descend à 90 € si vous la réglez dans les 15 jours, et elle est majorée en cas de retard de paiement. La recherche indique que le montant peut aller jusqu’à 375 € en cas de retard et jusqu’à 750 € devant le tribunal. Ces plafonds sont rapportés sans le détail de la procédure : je ne peux pas préciser comment se calcule la majoration.
La recherche ne permet pas non plus de préciser d’éventuelles conséquences au-delà de l’amende (immobilisation, assurance, points). Si ce point vous inquiète, renseignez-vous auprès de votre assureur ou des autorités.
Personne ne vous préviendra
Aucune convocation n’est envoyée aux propriétaires. Pas de courrier, pas de rappel : la démarche repose entièrement sur vous, et c’est ce qui explique que des motards laissent filer l’échéance sans s’en apercevoir. Le premier réflexe est de sortir la carte grise, de relever la date de première immatriculation et de poser le calcul.
Après le premier contrôle : tous les 3 ans
L’obligation n’est pas ponctuelle. La règle générale est un premier contrôle après 5 ans de mise en circulation, puis un contrôle tous les 3 ans. Une fois passé, notez donc la prochaine échéance.
Motos de collection
Une moto de collection est exemptée si elle a été mise en circulation avant le 1er janvier 1960 et porte la mention « collection » sur la carte grise. Les autres motos de collection ne sont pas exemptées : elles passent le contrôle tous les 5 ans au lieu de 3.
Que faire maintenant
Si votre moto est dans la vague 2020-2021, prenez rendez-vous dès maintenant dans un centre : la date limite ultime est le 31 décembre 2026, et chaque semaine de décembre rapproche l’échéance pour tous les retardataires de la vague. Je n’ai pas de tarif ni de délai de rendez-vous à vous donner : ces éléments varient selon les centres, à vérifier directement auprès d’eux. Si votre date calculée est déjà dépassée, le risque d’une amende existe dès que vous circulez, ce qui plaide pour ne pas repousser davantage.
Source d’actualité : article du Groupe Patrick Launay daté du 18 octobre 2026, recoupé avec la synthèse des textes rapportée par plusieurs sources.