CASM moto : définition, cas d’obligation et inscription

casm moto definition demarches

Le CASM n’est pas un permis. C’est une attestation de connaissances théoriques créée par la FFM, qui permet de pratiquer la moto ou le quad sur terrain ou circuit fermé sans détenir le permis de conduire. Il devient obligatoire dès que vous demandez une première licence annuelle compétition (NCO), mais pas pour une licence annuelle entraînement (NET). Les titulaires du permis A ou du Guidon d’Or FFM en sont dispensés. Pour le passer, tout se fait via le bouton « demande de formation » du portail licencié de la FFM.

Ce que le CASM est, et ce qu’il n’est pas

Le Certificat d’Aptitude au Sport Motocycliste est un certificat officiel dont l’organisation et la délivrance sont assurées, par délégation, par la Fédération Française de Motocyclisme. Il s’adresse à toute personne sans permis de conduire, dès 12 ans, qui veut pratiquer le sport motocycliste sur terrain ou circuit fermé : compétitions officielles, épreuves de masse ou loisirs. Ce seuil de 12 ans est un repère général : l’âge minimum exact dépend de la discipline, à vérifier auprès de la FFM.

Deux points évitent les mauvaises surprises. D’abord, le CASM atteste que vous connaissez les règles du jeu (drapeaux, sécurité, réglementation), pas que vous avez le droit de rouler sur la voie publique. Aucune valeur routière, donc : il ne remplace en rien un permis. Ensuite, une fois obtenu, il est valable à vie et pour toutes les disciplines. On ne le repasse pas en changeant de spécialité.

Dans quels cas le CASM est exigé

Tout dépend de la licence visée. La règle en vigueur depuis le 1er septembre 2005 : le CASM est obligatoire pour tout nouveau licencié qui souhaite une licence compétition annuelle. Concrètement :

  • Première demande de licence annuelle compétition (NCO) : CASM obligatoire.
  • Licence annuelle entraînement (NET) : CASM non obligatoire pour un nouveau licencié.

La FFM précise qu’aucune licence pilote n’est délivrée sans CASM dans le cadre de cette règle. Si vous hésitez entre rouler pour vous entraîner et vous aligner en compétition, la NET permet de commencer sans passer l’examen. Dès que vous visez la compétition annuelle, il faudra l’avoir en poche. Pour les autres types de licence, la recherche ne permet pas d’être affirmatif : le détail se vérifie sur le site de la FFM avant toute démarche.

Qui peut s’en dispenser

Avant de vous inscrire, regardez ce que vous détenez déjà. Trois situations sont confirmées :

  • Permis moto (A) : dispense du CASM.
  • Guidon d’Or FFM : dispense du CASM.
  • Guidon d’Or avec 2 ans de licences : CASM obtenable par équivalence.

Le permis A joue ici son rôle de filtre : si vous l’avez, l’examen ne vous concerne pas. Ceux qui n’en disposent pas encore et envisagent de le passer trouveront de quoi comparer les filières dans ce dossier sur le permis moto depuis Drancy ; la logique est identique pour d’autres villes, par exemple si vous cherchez le permis moto à Massy. Choisir entre CASM et permis dépend surtout de ce que vous voulez faire de votre moto : circuit fermé seulement, ou route aussi.

D’autres dispenses ou équivalences existent sous conditions. Les règles et les démarches associées sont téléchargeables auprès de la FFM : si votre cas sort des trois situations ci-dessus, c’est là qu’il faut aller voir plutôt que de supposer.

Savoir si vous êtes concerné : le cheminement

  1. Quelle licence visez-vous ? Une licence annuelle entraînement NET : pas de CASM requis pour débuter. Une première licence annuelle compétition NCO : le CASM est requis, sauf dispense.
  2. Avez-vous le permis A ou le Guidon d’Or FFM ? Si oui, vous êtes dispensé.
  3. Avez-vous un Guidon d’Or et 2 ans de licences ? Vous pouvez obtenir le CASM par équivalence.
  4. Aucun de ces cas ? Il faut passer l’examen.

Les conditions pour s’inscrire

Pour passer le CASM, trois conditions sont à réunir : avoir l’âge minimum requis selon la discipline, être affilié à un club FFM ou passer par un organisme agréé, et présenter une pièce d’identité. Aucun permis moto n’est exigé, c’est même le public visé. Pour un jeune de 12 ans ou plus, c’est donc au parent de vérifier l’âge minimum de la discipline choisie avant d’aller plus loin.

L’inscription elle-même se fait en ligne : connectez-vous au portail licencié de la FFM (licencie.ffmoto.net) et cliquez sur « demande de formation ». La recherche ne détaille pas les dates, les lieux ni les tarifs des sessions : ces informations se consultent sur le portail ou auprès du club ou de l’organisme agréé qui vous accompagne.

Le déroulé de la journée d’examen

L’examen se tient sur une journée et combine théorie et pratique.

Le matin, une formation théorique est suivie du QCM : 40 questions en 40 minutes, sur la connaissance des drapeaux, les règles de sécurité en compétition, la réglementation sportive, le rôle des officiels, la sécurité routière et l’environnement. Les drapeaux sont le sujet le plus propre au sport mécanique : en piste, ils remplacent la radio, donc mieux vaut les connaître avant de s’asseoir devant le QCM.

L’après-midi, une formation pratique a lieu sur la moto, sous forme d’exercices visant à évaluer la maîtrise de la machine. Le détail de ces exercices, leur notation et le seuil de réussite au QCM ne figurent pas dans les sources consultées : se renseigner auprès de l’organisme qui organise la session reste le seul moyen fiable.

Un dernier point de sécurité mérite d’être gardé en tête : le CASM prépare à rouler sur terrain fermé, avec des règles propres. Pour ce qui est de ce qui reste à votre charge une fois en selle, quel que soit le terrain, l’évolution de la sécurité à moto aide à faire le tri entre ce que l’équipement ou la technique prennent en charge et ce que seul le pilote maîtrise.

Les règles FFM évoluant, vérifiez sur le site de la fédération les conditions en vigueur au moment de votre démarche.